Laurence IMBERT.D

Laurence Imbert. D (LID)

 

BIO

Laurence Imbert est née à Marseille. Dès l’adolescence, elle est immergée dans un univers poétique et littéraire grâce à des rencontres diverses et enrichissantes. Alors qu’elle connaît le succès en tant que comédienne, avec une brillante carrière théâtrale et cinématographique, un besoin intense d’utiliser d’autres moyens d’expressions se développe en elle. Ainsi apprend-t-elle à libérer son geste grâce à la musique, par un travail, souvent improvisé, sur le corps et ses résonances au sein du Groupe d’Étude et de Réalisation Musicales (GERM) en collaboration avec de grands chefs d’orchestre et compositeurs. Mais toute son attention se porte rapidement sur la peinture et la sculpture, avec la rencontre décisive de Stanley William Hayter. Depuis 1983, après avoir reçu plusieurs prix internationaux, elle côtoie les plus grands lors d’expositions à Bruxelles, Tokyo, Milan, Hambourg, Malte… et principalement en France et en région parisienne où elle réside. Son énergie créatrice la porte aussi bien à s’exprimer sur la toile, le papier, le plexi, et pour la sculpture la terre et le plâtre. Elle a crée de nombreux livres-objets originaux avec des auteurs de renom. Ainsi, poésie et peinture s’illustrent et s’enrichissent réciproquement. Ces livres ont notamment été exposés au Centre George Pompidou et au Musée de Bayeux.

 

         Laurence Imbert was born in Marseille, France. Thanks to many interesting meetings, she has been immersed in poetry and literature since adolescence. Famous as a theatre and cinema actress, she developed a need for other means of expression. She learnt to free her move thanks to music, and soon specialised in painting and sculpture, with the deciding meeting of Stanley William Hayter, who became her friend and mentor. Since 1983, Laurence won many international prizes and showed her work in Brussels, Tokyo, Milan, Hamburg, Malta… and of course France, mainly in the region of Paris where she lives. Her creative energy allows her to work on painting, drawing, plexiglas, sculpture, and also «livre-objet» in close collaborations with famous authors. Thus, poetry and paintings mutually illustrate and enrich themselves. Among other places, they have been showed in Centre George Pompidou (Paris) and Bayeux Museum.

 

DEMARCHE ARTISTIQUE

 

L’imagination est une porte ouverte de l’esprit, libre et fantasque, comme la création est mise à nue, dévêtue de toute forme académique.

Je n’ai aucune appartenance à une école, à une mode.

Je suis tous les fantasmes du symbole au réel catatonique.

Je suis dans la nécessité d’être dans le suprasensible

Je suis le blanc qui se balance et se perd dans la couleur.

Je suis la ligne, la courbe, la cassure.

Mise à mal de la toile, c’est le vivant de l’âme  qui murmure tous les enchantements des possibles. L’image vous regarde et vous emmène dans l’œuvre. Alors les sanglots se transforment en pluie, les gouttes de pluie en fleurs, les fleurs en rivières et dans la rivière nagent les anges.

 

LID

 

 

(…) Du théâtre aux arts plastiques, Laurence Imbert, avec une aisance toute naturelle, a su passer du langage des mots à celui des formes et des couleurs, avec la même force d’inspiration. Elle se consacre à la peinture non figurative : formes et couleurs ne viennent pas du spectacle extérieur mais là encore de la force intérieure. Or on sait que ce que le XXème a véritablement apporté de nouveau au monde de l’art, c’est la non figuration, qu’on appelle aussi l’abstraction.

Les tableaux de Laurence, petits et grands formats révèlent une coloriste virtuose, construisant sur des structures rythmées et souvent géométriques des équivalences aux partitions musicales.

Mais Laurence ne se satisfait pas de la surface blanche et plane d’un tableau. Elle utilise les transparences du plexi : elles lui inspirent des œuvres légères et lumineuses à double face, qui demandent un parcours circulaire autour de chaque réalisation.

Emportée par son élan vital et en suivant cette force d’inspiration qui l’habite, une troisième naissance permet ensuite à Laurence Imbert, sans effort ni drame apparent, à réinventer tout aussi naturellement la sculpture. D’abord, elle « dramatise » des objets de notre quotidien, principalement des chaises d’adultes ou d’enfants à l’échelle de son / de notre enfance, qu’elle réussit à « fantômiser » comme pour les faire changer de monde : non plus celui de la quotidienneté mais celui des limbes, un monde de l’entre-réalité.

Ensuite, et tel est son travail actuel de sculpture, Laurence invente tout un théâtre onirique, où des personnages « qui n’existent pas » trouvent une vie inattendue où sont mêlés règne humain, règne animal, règne végétal : une nouvelle genèse des formes qui ne sont là que pour vivre – toujours l’inspiration… et nous, laissons-nous entrainer par Laurence dans cette « vita nova » plus riche que la quotidienneté : elle inclut le rêve

Jean-Clarence Lambert, Vita Nova

 

 

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